08 Nov 2020

Que le travail fasse sens est devenu un impératif pour les plus jeunes générations, et aussi pour de nombreux cadres et managers de quarante ou cinquante ans.

Pourquoi ? Parce que le sens est le premier facteur d’engagement, et aussi parce qu’il protège contre la dépression, le burn-out, le bore-out, le brown-out, tous ces symptômes d’épuisement qui vont avec une forme d’effondrement de l’identité professionnelle.

Lors d’un atelier à distance, animé par Isabelle Fiévet-Rossignol, nous avons réfléchi au sens au travail.

Le sens répond à deux questions 

  • La direction, c’est-à-dire le « vers où », le but final
  • La signification, le « pourquoi »,

Ainsi, il permet de mettre de l’ordre dans le séquencement des actes, des décisions, des efforts à mener. Savoir où l’on va et pourquoi, n’est-ce pas déjà un facteur de motivation.

Le sens au travail se forme dans 4 univers (Autissier et Wacheux, Manager par le sens, Eyrolles, 2006) 

  • La contribution ou participation à un projet
  • Les liens de coopération et de solidarité
  • La professionnalisation et le métier
  • Le sentiment d’appartenance à l’entreprise

Il y a 5 niveaux de sens en jeu sur le plan professionnel, parmi les 9 niveaux de sens (Vincent Lenhardt, Les Responsables porteurs de sens, Eyrolles, 2015)

  • Niveau social ou opérationnel
  • La fonction
  • L’institution : la vision de l’entreprise
  • L’environnement
  • Le méta-sens : vocation

La célèbre histoire des tailleurs de pierres, que l’on attribue à Charles Péguy en est une illustration : de celui qui taille des pierres parce qu’il faut bien travailler, à celui qui bâtit une cathédrale.

Pour donner du sens au travail, pour soi, ses collaborateurs, son entreprise, on peut intervenir sur trois domaines 

  • Le poste de travail (conditions de travail, relations, activité)
  • L’entité ou service (métier, dispositif de contrôle et rétribution)
  • L’entreprise ou institution (stratégie, culture et image)

Ces éclaircissements théoriques étaient illustrés par des expériences vécues par les membres de l’atelier, afin que chacun se les approprie et y trouve une application pratique.

Cet atelier avait lieu dans le cadre du programme hebdomadaire que Group’3C propose à ses clients.

Contact : Isabelle Fiévet-Rossignol